
Valérie Pecresse aura la lourde tâche de s'atteler à la réforme de l'université qui, je crois que tout le monde en convient est plus que nécessaire.
Valérie Pécresse ne fait pas partie "de ces hommes politiques qui peuvent s'enorgueillir d'avoir toujours rêvé d'être des élus de la République". Après des études à Sainte-Marie de Neuilly, puis à Sainte-Geneviève de Versailles, elle sort en 1988 diplômée de HEC. Mais plutôt que de rejoindre le monde de la finance - c'est sa spécialité -, elle prépare l'ENA sans en parler à ses proches, réussit le concours et devient en 1992 auditeur au Conseil d'Etat. "N'ai-je pas, au fond de moi, toujours voulu m'engager dans des activités d'intérêt général, contribuer au service public, participer à un projet collectif ?", écrit-elle dans son autobiographie.
Six ans plus tard, en 1998, Jacques Chirac, qui vient de perdre les élections législatives à la suite de la dissolution, l'appelle à l'Elysée, où elle passera quatre ans. Chargée des études et de la prospective, Valérie Pecresse découvre les allées du pouvoir en pleine cohabitation. En 2002, le député (RPR) des Yvelines, Franck Borotra, lui propose de se présenter aux législatives dans sa circonscription : elle bat le général Philippe Morillon (UDF) et devient deux ans plus tard porte-parole de l'UMP. "Fidèle" à Jacques Chirac, "loyale" envers Nicolas Sarkozy, Valérie Pecresse a été, en 2005-2006, rapporteure de la mission d'information de l'Assemblée nationale sur la famille et les droits de l'enfant.
Connue principalement pour ses prises de position sur la famille, la nouvelle ministre, qui aura bientôt 40 ans, sera chargée de conduire une réforme sur l'autonomie des universités et la rénovation de leur gouvernance. Réclamé depuis des années par les présidents d'université, ce projet n'est pas sans risque : en 2003, Luc Ferry, alors ministre de l'éducation nationale, avait dû retirer son texte sous la pression de la rue.
Six ans plus tard, en 1998, Jacques Chirac, qui vient de perdre les élections législatives à la suite de la dissolution, l'appelle à l'Elysée, où elle passera quatre ans. Chargée des études et de la prospective, Valérie Pecresse découvre les allées du pouvoir en pleine cohabitation. En 2002, le député (RPR) des Yvelines, Franck Borotra, lui propose de se présenter aux législatives dans sa circonscription : elle bat le général Philippe Morillon (UDF) et devient deux ans plus tard porte-parole de l'UMP. "Fidèle" à Jacques Chirac, "loyale" envers Nicolas Sarkozy, Valérie Pecresse a été, en 2005-2006, rapporteure de la mission d'information de l'Assemblée nationale sur la famille et les droits de l'enfant.
Connue principalement pour ses prises de position sur la famille, la nouvelle ministre, qui aura bientôt 40 ans, sera chargée de conduire une réforme sur l'autonomie des universités et la rénovation de leur gouvernance. Réclamé depuis des années par les présidents d'université, ce projet n'est pas sans risque : en 2003, Luc Ferry, alors ministre de l'éducation nationale, avait dû retirer son texte sous la pression de la rue.
L'"ORIENTATION SÉLECTIVE"
La nouvelle ministre devra également gérer deux dossiers explosifs : la mise en place de l'"orientation sélective" et la modulation des droits d'inscription, qui hérissent les syndicats d'étudiants. Sur la feuille de route de la nouvelle ministre figurent aussi le rapprochement entre les universités et les grandes écoles et la constitution de "campus de recherche de niveau mondial".Pour mener à bien ces réformes, Valérie Pecresse devrait bénéficier de moyens supplémentaires : Nicolas Sarkozy a promis, pendant la campagne électorale, "d'accroître, d'ici à 2012, de 50 % les dépenses publiques consacrées à l'enseignement supérieur" et "d'augmenter d'un quart le financement de la recherche publique", ce qui représente, selon lui, un effort additionnel de 4 milliards d'euros à l'horizon 2012.
1 commentaire:
On peut toutefois regretter que cette mise en place de la réforme des universités ne s'est pas accompagné d'une sélection a l'entrée ...
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