samedi 30 juin 2007

sans


Lors de l'annonce de la composition du gouvernement Sarkozy II, l'on (l'UMP surtout) a beaucoup communiqué sur le fait de l'ouverture pratiquée.

Ouverture à gauche et au centre bien sur, mais aussi de la place accordée aux femmes, et, grande première, la présence d'une "femme de couleur" au gouvernement.


En effet, Rama Yade, née à Dakar, est nommée secretaire d'Etat auprés du ministre des Affaires étrangéres.


Et la droite de s'onergueillir de cette magnifique promotion de la diversité, cette mixité des classes sociales, ce signal d'espoir adressé a toutes les minorités...



Je soutiens le geste, mais ma mauvaise foi incommensurable fait que je ne peux m'empecher de remarquer que Rama Yade n'était rien d'autre que la fille du secrétaire particulier du président Léopold Sédar Senghor...


Donc je suis un peu deçu....


Pour le mélange, nous repasserons

vendredi 29 juin 2007

Le bon mot du Canard Enchaîné...


La seule mesure qui fait rêver la gauche....


Sarkozy : "Promis, dans 4 mois je prends Laporte !"

jeudi 21 juin 2007

Classement des universités

En rapport avec le post précedent sur Valerie Pecresse :

Le classement de Shangaï des meilleures universités mondiales vient de tomber :Harvard se classe première, tandis que Paris XI, 24eme, est la première Française.
On voit un peu le travail a fournir.
Un chiffre en passant: un étudiant coûte à l'Etat 7000 euros par an en moyenne, aux Etat Unis c'est le double.

Enfin, le bon mot du jour nous vient du dessin de Plantu paru dans Le Monde d'aujourd'hui, en substance : les meilleures universités sont américaines mais en tout cas nous avons en France, avec Valerie Pecresse, la plus jolie ministre des universités

mardi 19 juin 2007

De nouvelles têtes en politique (2) : Valérie Pecresse


Valérie Pecresse aura la lourde tâche de s'atteler à la réforme de l'université qui, je crois que tout le monde en convient est plus que nécessaire.


Valérie Pécresse ne fait pas partie "de ces hommes politiques qui peuvent s'enorgueillir d'avoir toujours rêvé d'être des élus de la République". Après des études à Sainte-Marie de Neuilly, puis à Sainte-Geneviève de Versailles, elle sort en 1988 diplômée de HEC. Mais plutôt que de rejoindre le monde de la finance - c'est sa spécialité -, elle prépare l'ENA sans en parler à ses proches, réussit le concours et devient en 1992 auditeur au Conseil d'Etat. "N'ai-je pas, au fond de moi, toujours voulu m'engager dans des activités d'intérêt général, contribuer au service public, participer à un projet collectif ?", écrit-elle dans son autobiographie.

Six ans plus tard, en 1998, Jacques Chirac, qui vient de perdre les élections législatives à la suite de la dissolution, l'appelle à l'Elysée, où elle passera quatre ans. Chargée des études et de la prospective, Valérie Pecresse découvre les allées du pouvoir en pleine cohabitation. En 2002, le député (RPR) des Yvelines, Franck Borotra, lui propose de se présenter aux législatives dans sa circonscription : elle bat le général Philippe Morillon (UDF) et devient deux ans plus tard porte-parole de l'UMP. "Fidèle" à Jacques Chirac, "loyale" envers Nicolas Sarkozy, Valérie Pecresse a été, en 2005-2006, rapporteure de la mission d'information de l'Assemblée nationale sur la famille et les droits de l'enfant.
Connue principalement pour ses prises de position sur la famille, la nouvelle ministre, qui aura bientôt 40 ans, sera chargée de conduire une réforme sur l'autonomie des universités et la rénovation de leur gouvernance. Réclamé depuis des années par les présidents d'université, ce projet n'est pas sans risque : en 2003, Luc Ferry, alors ministre de l'éducation nationale, avait dû retirer son texte sous la pression de la rue.


L'"ORIENTATION SÉLECTIVE"
La nouvelle ministre devra également gérer deux dossiers explosifs : la mise en place de l'"orientation sélective" et la modulation des droits d'inscription, qui hérissent les syndicats d'étudiants. Sur la feuille de route de la nouvelle ministre figurent aussi le rapprochement entre les universités et les grandes écoles et la constitution de "campus de recherche de niveau mondial".Pour mener à bien ces réformes, Valérie Pecresse devrait bénéficier de moyens supplémentaires : Nicolas Sarkozy a promis, pendant la campagne électorale, "d'accroître, d'ici à 2012, de 50 % les dépenses publiques consacrées à l'enseignement supérieur" et "d'augmenter d'un quart le financement de la recherche publique", ce qui représente, selon lui, un effort additionnel de 4 milliards d'euros à l'horizon 2012.

De nouvelles têtes en politique (1) : Aurélie Filippetti

Je vais commencer une petite présentation de jeunes personnalités qui contribuent à renouveler la politique française. Galanterie obligerie, je commencerai par les femmes.

La première est Aurélie Filippetti, suivront Valérie Pecresse et Clémentine Autain. Elles appartiennent toutes les trois à des partis différents (respectivement au PS, à l'UMP et au PC). Leur point commun : elles se sont battues pour arriver là, se démarquent par leur compétence et, ce qui ne gache rien, sont plutôt jolies...

« Bravo, bats-toi comme tu le fais, tu vas gagner. Je t’embrasse.» C’était il y a une semaine… Les résultats du premier tour venaient de tomber et une centaine de voix, seulement, séparaient Aurélie Filippetti (PS) de son adversaire Alain Missoffe (UMP). Ségolène Royal, venue quelques jours plus tôt soutenir sa « petite protégée » en Lorraine, avait envoyé ce SMS encourageant. Une semaine plus tard, le texto de Ségo prend les allures d’un rêve prémonitoire pour cette jeune normalienne agrégée de lettres classiques, fille d’un mineur lorrain, ancien maire communiste d’Audun-le Tiche. Avec 51,08 % des suffrages, Aurélie Filippetti bat de 900 voix son rival de droite, Alain Missoffe, fringant quadragénaire, arrière-petit-fils de François de Wendel, fils de François Missoffe (ancien ministre du général de Gaulle), frère de Françoise de Panafieu et gendre du baron Seillière. Le duel de l’héritier des maîtres de forge contre la fille du mineur de fond a tourné à l’avantage de la challenger. Il faut dire que la candidate socialiste a su faire vibrer dès son retour en Lorraine cette symbolique. Parachutée trois semaines plus tôt dans la 8e circonscription de la Moselle (Rombas-Bouzonville), cette jeune femme, propulsée conseillère spéciale de Ségolène Royal durant la présidentielle, est passée sans transition d’une campagne à une autre.Son premier acte politique fut alors de démissionner, sitôt investie en Moselle, du conseil du 5e arrondissement de Paris, où elle vote toujours et où elle était élue. Depuis, Aurélie Filippetti n’a eu de cesse d’enfoncer le clou : « Alain Missoffe est l’héritier d’une dynastie qui abandonna la Lorraine à son triste sort après s’être enrichie sur son dos. Après le paternalisme industriel, on ne va pas subir le paternalisme politique ! » Les derniers jours de la campagne ont été particulièrement tendus, entre les deux candidats. « Blessé par les attaques personnelles de Mme Filippetti », Alain Missoffe a lâché vendredi cette pique : « Sans la sidérurgie, Mme Filippetti serait sans doute aujourd’hui candidate en Italie. »A 33 ans, Aurélie Filippetti permet à la gauche de conserver cette circonscription qui, à l’origine, ne lui était pas destinée - Jean-Marc Aubron, le député sortant, ne s’est finalement pas représenté. Taxée de « bobo » durant la campagne, « Aurélie » s’amusait de ce surnom : « Heureusement qu’il y a encore des bobos pour voter à gauche ! Je me suis faite toute seule, je n’ai pas honte de mes diplômes, au contraire, j’en suis fière ! »Aurélie Filippetti, qui avait mis entre parenthèses sa carrière d’écrivaine - Les derniers jours de la classe ouvrière, son premier roman, a connu un joli succès - va désormais goûter à plein temps aux délices de la politique. Au coeur de la Ségosphère, dont elle incarne mieux que quiconque la jeune garde.

lundi 18 juin 2007

A bon entendeur?

Quel est le fait marquant de ce deuxième tour des élections législatives?
De haut, on dirait d'abord la majorité accordée à l'UMP, et donc la voie libre laissée à M. Sarkozy pour mener ses réformes.
En commençant à compter, on se rendrait compte que la "vague bleue" tant annoncée par les média n'a pas eu lieu et que la gauche, soit disant en crise, a progressée depuis 2002.
Un "gauche de la gauche" crierait que le communisme n'a pas connu sa mort annoncée : lui aussi a gagné des sièges.
Un "droite de la droite" (a peine) ferait remarquer que le FN s'est fait bouter par le MPF, mais surtout par l'UMP.

Mais pour ma part, le fait le plus intéressant réside en la défaite d'Alain Juppé.

Sans s'attarder sur le côté comique de la chose, ou comment le "meilleur d'entre eux" revenu de 5 ans d'inégibilité a pu mesurer la hauteur de son impopularité, ou comment le numéro deux d'un gouvernement ne tient pas plus d'un mois, j'aimerais souligner un fait somme toute assez dérengeant.

Un ami m'a fait remarqué, je l'en remercie au passage, la remise en cause flagrante (du moins qui devrait l'être) que constitue la candidature au poste de député de personnalités en fonction du gouvernement (comme c'était le cas de Juppé).

En effet l'on prone en France une séparation des pouvoirs, c'est ce qui explique pourquoi le président de la république n'a pas le droit d'entrer à l'Assemblée Nationale : l'éxecutif et le législatifs sont distincts.

La question est alors : pourquoi autoriser des ministres, c'est à dire des membres éloquents du pouvoir éxecutifs, à se présenter à des élections législatives?
Car alors, comme c'est le cas pour (presque, hein alain?) tous, l'on a alors des agents "hybrides" à la fois redevables de Matignon et du palais Bourbon.

C'est, j'espere que vous en conviendrez, tout a fait contraire a l'éthique...
La justification de cette pratique? Un simple coup de pub... Car il est plus facile de faire élire dans une souscription un Fillon ou un Borloo, qu'un Monsieur X....

Merci à Monsieur Juppé d'avoir montré les limites de cette pratique, à vouloir posséder plusieurs pouvoir à la fois, on en vient parfois à perdre.. les deux !

A bon entendeur, salut ?