Vendredi 05 Ocotbre,
France, morne plaine...
Voilà 5 mois que notre omniprésident est aux manettes, l'occasion de s'interroger sur l'état actuel de notre France.
Le "bouclier fiscal" a été voté depuis longtemps déjà, il premet entre autres un abattement de l'inpot sur la fortune de 60 à 50 %, une quasi suppression des droits de successions, qui étaient un des remparts les plus efficaces contre les inégalités de patrimoine qui sont les plus élevées en France (la moitié des Français possédent 90 % du patrimoine), une détaxation pour les patrons des heures supplémentaires (au profit des salariés voulant travailler plus pour gagner plus, et de ceux ci seulement).
Cette mesure, considérée comme un cadeau aux plus riches par l'opposition, coûte 15 milliards d'euros à l'état.
L'insee annonce pour 2008 un trou de 13 milliards d'euros dans le budget de la sécu. Pour y remédier, l'état a entre autre mis en place un système dit de franchises, qui sera effectif en 2008 : l'idée est de faire payer chaque boîte de médicaments 50 cts, et chaque déplacement en ambulance 2 euros ( déjà evoqué dans l'article ci dessous)
L'insee, toujours, prevoit une croissance de l'economie de l'ordre de 1.8%, bien loin des 2.5% sur lesquels les budgets sont conçus. Devant le manque de visibilité du à la crise des subprimes, et malgré les prévisions de la majorité des économistes, Nicolas Sarkozy continue de tabler sur une croissance de 3 % en 2008, afin de ne pas augmenter le déficit de la France, qui fait figure de mauvais eleve de la zone euro. Il a dit " Si la croissance ne vient pas, et bien j'irai la chercher" .
Le volontarisme ne suffit helas pas en économie.
Pour faire des économies, le gouvernement réduit le nombre de fonctionnaires, en effectuant le non remplacement des partis en retraite. Pas un sur deux, comme dit dans la campagne présidentielle, mais un sur trois cette année. Mais Nicolas Sarkozy disant ce qu'il fait et faisant ce qu'il dit, cet objectif est toujours de mise.
Retraite justement, le gouvernement va commencer les négociations concernant les régimes spéciaux, il se dit pret a discuter. Dans le meme temps, il affirme vouloir aligner le modéle priver sur le public. Cela signifie une perte de prise en compte de la peinibilité du travail, et l'allongement de la durée de cotisation à 40 minimum. Commencez à travailler, à 23 ans, faites le calcul...
Une gréve sur ce sujet est d'ailleurs prévue le 15 octobre par les syndicats de la SNCF, cependant, il ne faudra pas oublier que bientot vous pourrez prendre le train quoiqu'il arrive, le service minimum ayant été instauré. Cette mesure, a priori incompatible avec le droit du travail étant donné qu'il s'agit d'une action similaire au "cassage de greve" (remplacer le travailler greviste est formellement interdit, tout comme l'empecher de faire greve).
Cette mesure, qui n'est peut etre qu'un premier pas vers une extension à d'autres domaines (pourquoi que les transports?) inquiete grandement l'opposition et une large part de la population : n'est ce pas le debut de la fin du droit de greve?.
Et je gardais le pire pour la fin :
aujourdh'ui le senat vient d'adopter l'amendement de la loi sur l'immigration, qui autorise le recours aux tests d'ADN pour prouver ou infirmer un lien de filliation.
Je laisse alors la parole a Eric Fottorino, directeur du Monde, qui dit dans son édito :
"En adoptant aux petites heures de vendredi le projet de loi Hortefeux sur la maîtrise de l'immigration, et en particulier l'amendement revu et corrigé, mais finalement maintenu dans son principe, du recours aux test ADN pour les candidats au regroupement familial, les sénateurs, aprés les députés, ont fini d'esquisser le visage le plus inquiétant de la France. S'il advenait que ce texte soit maintenu au sortir de la comission mixte paritaire prévue le 16 octobre, alors il faudra acter que notre pays a fait litiére de son histoire et de sa géographie au détriment des étrangers.
Admettre que la famille ne vaut que par le lien biologique établi entre ses membres, considérer que seul le sang donne son sens et sa validation à la sticte parenté entre une mère et ses enfants, c'est nier la différence des autres. C'est nier l'existence de cultures singulières ou fermer les yeux sur les drames de contrées à fléaux qui font qu'un enfant peut ne pas être élevé par sa mère. Que des demi - frères ou demi - soeurs peuvent être des fils et des filles à part entière dans le coeur d'une femme qui ne les a pas enfantés.
Il n'est que de lire les réactions blessées de nombre de responsables africans pour mesurer combien cette tentative dommageable de tri dans les familles, outre la suspicion de fraude a priori qu'elle suggére, risque de couper la France de ses meilleurs amis. Réservée aux étrangers, la traque de l'enfant illégitime n'est pas seulement contraire au droit fixé par la loi de bioéthique, qui limite la recherche de la signature génétique à des fins médicales ou judiciaires.
Il y a de la haine dans cette course à l'ADN, de la haine des autres, de la haine de soi. (...) "
samedi 6 octobre 2007
lundi 10 septembre 2007
vendredi 31 août 2007
Insécurité sociale?
- Article paru dans "Le Caïen Déchaîné" journal étudiant de l'Ensica -
Deux août. Tout le monde n’est pas sur la plage, le gouvernement avance ses réformes. A partir du 1er janvier 2008 sera mis en place une nouvelle franchise concernant la sécurité sociale. Qu’en est-il exactement ? Une franchise de 50 centimes d’euros est prévue sur l’achat de chaque boite de médicament, et sur chaque acte paramédical. Pour les transports en ambulance elle s’élèvera à 2 euros.
Ainsi, sauf exceptions pour notamment les moins de 16 ans, chacun devra s’acquitter de cette franchise pour quelque médicament ou raison que ce soit. Un plafond annuel est prévu : le texte prévoit à ‘heure actuelle qu’un assuré déboursera au maximum 50euros durant l’année. Le but, comme nous l’a expliqué le président de la république Nicolas Sarkozy, est de « mieux prendre en charge les problèmes de dépendance liés à la vieillesse » (alzeihmer par exemple).
Alors je ne peux m’empêcher de m’interroger sur l’utilité et la justesse de cette mesure.
Bien sur, la première chose que l’on se dit, c’est qu’après tout il ne s’agit tout au plus que de 50 malheureux euros au maximum, et que c’est pour une bonne cause. Mais justement. D’après les estimations du ministère de la santé, cette mesure devrait rapporter 841 millions d’euros par an. Quand on sait que le trou de la sécu est actuellement de 10 milliards d’euros, on se dit bien qu’il y a encore des efforts à faire : taxer les assurés est elle la meilleure solution ? Un autre chiffre intéressant : réduire l’impôt sur la fortune (ISF) de 60 a 50 % maximum a coûté… 810 millions d’euros à l’Etat. Etait-il nécessaire de faire ce cadeau aux 13000 ménages les plus riches de France ? Enfin, cela nous emmène trop loin. Revenons à nos affaires.
Un ami me disait récemment que cette mesure était juste, car chacun payait la même somme pour, au fond, le même service. Seulement, il ne faut pas mélanger, à mon sens, justice, égalité et équité. Je m’explique. Cette mesure est égalitaire. En effet, grands, petits, noirs, blancs, enrhumés, grands malades, tous doivent payer la même franchise. Seulement elle n’est pas équitable car rentiers, sans emplois, sdf, cadres supérieurs, arrêtés de travail, doivent s’acquitter de la même somme, alors que leurs moyens diffèrent. La justice est un mélange d’égalitarisme et d’équité, mon avis est fait, ici cette mesure est injuste, libre à vous de penser autrement.
Un autre de mes amis, tout aussi inspiré, voulut m’expliquer que cette franchise servirait aussi à responsabiliser les patients (la formule revient souvent dans les médias). Sans doute dans le pays de Molière sommes nous nombre de malades imaginaires qui aiment aller se faire soigner à tout va, juste pour dépenser l’argent du contribuable ? Heureusement l’Etat est là pour nous remettre dans le droit chemin et nous dire, en s’attaquant a notre porte monnaie , « sois responsable ! ». Euh, rappelons en passant que 90% des dépenses de santé concernent les affections longue durée (le cancer ça vous dit quelque chose ? ). Mais le détail amusant c’est qu’un vrai malade devra payer tout autant qu’un faux. Pire, imaginez que l’effet de dissuasion ait bien lieu ; au final il n’y aura que les vrais malades, c’est a dire les malades responsables, qui paieront pour tous les autres ! Comme le résumait le directeur d’un syndicat : « Que les usagers ou les professionnels soient vertueux ou non, de toute façon, il payent quand même la franchise ».
Suite…
Enfin, on peut surtout regretter que l’on s’éloigne encore un peu plus de l’esprit de la sécurité sociale : la solidarité. Aux Etats Unis par exemple (ah l’Eldorado !) l’accès au soin est payant, et il n’est pas rare de voir certaines familles se ruiner pour une opération (la vie n’a pas de prix ?si si !). Mais en France non, grâce à cette sécurité sociale, dont j’en conviens il faut revoir le financement, mais pas de cette manière.
En effet le côté le plus dérangeant de cette histoire qui m’a fait bondir sur ma plume, c’est cette remise en cause du principe fondamental de notre sécu. Car cette franchise sur les médicaments et actes paramédicaux, à qui s’applique t elle ? Aux malades ! Les biens-portants, eux, ne consomment pas de médicaments, et ne paieront rien.
Ainsi, demain, ce seront les malades seulement qui cotiseront un peu plus pour les malades, loin de l’idée solidaire de « tous unis contre la maladie !»
Deux août. Tout le monde n’est pas sur la plage, le gouvernement avance ses réformes. A partir du 1er janvier 2008 sera mis en place une nouvelle franchise concernant la sécurité sociale. Qu’en est-il exactement ? Une franchise de 50 centimes d’euros est prévue sur l’achat de chaque boite de médicament, et sur chaque acte paramédical. Pour les transports en ambulance elle s’élèvera à 2 euros.
Ainsi, sauf exceptions pour notamment les moins de 16 ans, chacun devra s’acquitter de cette franchise pour quelque médicament ou raison que ce soit. Un plafond annuel est prévu : le texte prévoit à ‘heure actuelle qu’un assuré déboursera au maximum 50euros durant l’année. Le but, comme nous l’a expliqué le président de la république Nicolas Sarkozy, est de « mieux prendre en charge les problèmes de dépendance liés à la vieillesse » (alzeihmer par exemple).
Alors je ne peux m’empêcher de m’interroger sur l’utilité et la justesse de cette mesure.
Bien sur, la première chose que l’on se dit, c’est qu’après tout il ne s’agit tout au plus que de 50 malheureux euros au maximum, et que c’est pour une bonne cause. Mais justement. D’après les estimations du ministère de la santé, cette mesure devrait rapporter 841 millions d’euros par an. Quand on sait que le trou de la sécu est actuellement de 10 milliards d’euros, on se dit bien qu’il y a encore des efforts à faire : taxer les assurés est elle la meilleure solution ? Un autre chiffre intéressant : réduire l’impôt sur la fortune (ISF) de 60 a 50 % maximum a coûté… 810 millions d’euros à l’Etat. Etait-il nécessaire de faire ce cadeau aux 13000 ménages les plus riches de France ? Enfin, cela nous emmène trop loin. Revenons à nos affaires.
Un ami me disait récemment que cette mesure était juste, car chacun payait la même somme pour, au fond, le même service. Seulement, il ne faut pas mélanger, à mon sens, justice, égalité et équité. Je m’explique. Cette mesure est égalitaire. En effet, grands, petits, noirs, blancs, enrhumés, grands malades, tous doivent payer la même franchise. Seulement elle n’est pas équitable car rentiers, sans emplois, sdf, cadres supérieurs, arrêtés de travail, doivent s’acquitter de la même somme, alors que leurs moyens diffèrent. La justice est un mélange d’égalitarisme et d’équité, mon avis est fait, ici cette mesure est injuste, libre à vous de penser autrement.
Un autre de mes amis, tout aussi inspiré, voulut m’expliquer que cette franchise servirait aussi à responsabiliser les patients (la formule revient souvent dans les médias). Sans doute dans le pays de Molière sommes nous nombre de malades imaginaires qui aiment aller se faire soigner à tout va, juste pour dépenser l’argent du contribuable ? Heureusement l’Etat est là pour nous remettre dans le droit chemin et nous dire, en s’attaquant a notre porte monnaie , « sois responsable ! ». Euh, rappelons en passant que 90% des dépenses de santé concernent les affections longue durée (le cancer ça vous dit quelque chose ? ). Mais le détail amusant c’est qu’un vrai malade devra payer tout autant qu’un faux. Pire, imaginez que l’effet de dissuasion ait bien lieu ; au final il n’y aura que les vrais malades, c’est a dire les malades responsables, qui paieront pour tous les autres ! Comme le résumait le directeur d’un syndicat : « Que les usagers ou les professionnels soient vertueux ou non, de toute façon, il payent quand même la franchise ».
Suite…
Enfin, on peut surtout regretter que l’on s’éloigne encore un peu plus de l’esprit de la sécurité sociale : la solidarité. Aux Etats Unis par exemple (ah l’Eldorado !) l’accès au soin est payant, et il n’est pas rare de voir certaines familles se ruiner pour une opération (la vie n’a pas de prix ?si si !). Mais en France non, grâce à cette sécurité sociale, dont j’en conviens il faut revoir le financement, mais pas de cette manière.
En effet le côté le plus dérangeant de cette histoire qui m’a fait bondir sur ma plume, c’est cette remise en cause du principe fondamental de notre sécu. Car cette franchise sur les médicaments et actes paramédicaux, à qui s’applique t elle ? Aux malades ! Les biens-portants, eux, ne consomment pas de médicaments, et ne paieront rien.
Ainsi, demain, ce seront les malades seulement qui cotiseront un peu plus pour les malades, loin de l’idée solidaire de « tous unis contre la maladie !»
samedi 30 juin 2007
sans

Lors de l'annonce de la composition du gouvernement Sarkozy II, l'on (l'UMP surtout) a beaucoup communiqué sur le fait de l'ouverture pratiquée.
Ouverture à gauche et au centre bien sur, mais aussi de la place accordée aux femmes, et, grande première, la présence d'une "femme de couleur" au gouvernement.
En effet, Rama Yade, née à Dakar, est nommée secretaire d'Etat auprés du ministre des Affaires étrangéres.
Et la droite de s'onergueillir de cette magnifique promotion de la diversité, cette mixité des classes sociales, ce signal d'espoir adressé a toutes les minorités...
Je soutiens le geste, mais ma mauvaise foi incommensurable fait que je ne peux m'empecher de remarquer que Rama Yade n'était rien d'autre que la fille du secrétaire particulier du président Léopold Sédar Senghor...
Donc je suis un peu deçu....
Pour le mélange, nous repasserons
vendredi 29 juin 2007
jeudi 21 juin 2007
Classement des universités
En rapport avec le post précedent sur Valerie Pecresse :
Le classement de Shangaï des meilleures universités mondiales vient de tomber :Harvard se classe première, tandis que Paris XI, 24eme, est la première Française.
On voit un peu le travail a fournir.
Un chiffre en passant: un étudiant coûte à l'Etat 7000 euros par an en moyenne, aux Etat Unis c'est le double.
Enfin, le bon mot du jour nous vient du dessin de Plantu paru dans Le Monde d'aujourd'hui, en substance : les meilleures universités sont américaines mais en tout cas nous avons en France, avec Valerie Pecresse, la plus jolie ministre des universités
Le classement de Shangaï des meilleures universités mondiales vient de tomber :Harvard se classe première, tandis que Paris XI, 24eme, est la première Française.
On voit un peu le travail a fournir.
Un chiffre en passant: un étudiant coûte à l'Etat 7000 euros par an en moyenne, aux Etat Unis c'est le double.
Enfin, le bon mot du jour nous vient du dessin de Plantu paru dans Le Monde d'aujourd'hui, en substance : les meilleures universités sont américaines mais en tout cas nous avons en France, avec Valerie Pecresse, la plus jolie ministre des universités
mardi 19 juin 2007
De nouvelles têtes en politique (2) : Valérie Pecresse

Valérie Pecresse aura la lourde tâche de s'atteler à la réforme de l'université qui, je crois que tout le monde en convient est plus que nécessaire.
Valérie Pécresse ne fait pas partie "de ces hommes politiques qui peuvent s'enorgueillir d'avoir toujours rêvé d'être des élus de la République". Après des études à Sainte-Marie de Neuilly, puis à Sainte-Geneviève de Versailles, elle sort en 1988 diplômée de HEC. Mais plutôt que de rejoindre le monde de la finance - c'est sa spécialité -, elle prépare l'ENA sans en parler à ses proches, réussit le concours et devient en 1992 auditeur au Conseil d'Etat. "N'ai-je pas, au fond de moi, toujours voulu m'engager dans des activités d'intérêt général, contribuer au service public, participer à un projet collectif ?", écrit-elle dans son autobiographie.
Six ans plus tard, en 1998, Jacques Chirac, qui vient de perdre les élections législatives à la suite de la dissolution, l'appelle à l'Elysée, où elle passera quatre ans. Chargée des études et de la prospective, Valérie Pecresse découvre les allées du pouvoir en pleine cohabitation. En 2002, le député (RPR) des Yvelines, Franck Borotra, lui propose de se présenter aux législatives dans sa circonscription : elle bat le général Philippe Morillon (UDF) et devient deux ans plus tard porte-parole de l'UMP. "Fidèle" à Jacques Chirac, "loyale" envers Nicolas Sarkozy, Valérie Pecresse a été, en 2005-2006, rapporteure de la mission d'information de l'Assemblée nationale sur la famille et les droits de l'enfant.
Connue principalement pour ses prises de position sur la famille, la nouvelle ministre, qui aura bientôt 40 ans, sera chargée de conduire une réforme sur l'autonomie des universités et la rénovation de leur gouvernance. Réclamé depuis des années par les présidents d'université, ce projet n'est pas sans risque : en 2003, Luc Ferry, alors ministre de l'éducation nationale, avait dû retirer son texte sous la pression de la rue.
Six ans plus tard, en 1998, Jacques Chirac, qui vient de perdre les élections législatives à la suite de la dissolution, l'appelle à l'Elysée, où elle passera quatre ans. Chargée des études et de la prospective, Valérie Pecresse découvre les allées du pouvoir en pleine cohabitation. En 2002, le député (RPR) des Yvelines, Franck Borotra, lui propose de se présenter aux législatives dans sa circonscription : elle bat le général Philippe Morillon (UDF) et devient deux ans plus tard porte-parole de l'UMP. "Fidèle" à Jacques Chirac, "loyale" envers Nicolas Sarkozy, Valérie Pecresse a été, en 2005-2006, rapporteure de la mission d'information de l'Assemblée nationale sur la famille et les droits de l'enfant.
Connue principalement pour ses prises de position sur la famille, la nouvelle ministre, qui aura bientôt 40 ans, sera chargée de conduire une réforme sur l'autonomie des universités et la rénovation de leur gouvernance. Réclamé depuis des années par les présidents d'université, ce projet n'est pas sans risque : en 2003, Luc Ferry, alors ministre de l'éducation nationale, avait dû retirer son texte sous la pression de la rue.
L'"ORIENTATION SÉLECTIVE"
La nouvelle ministre devra également gérer deux dossiers explosifs : la mise en place de l'"orientation sélective" et la modulation des droits d'inscription, qui hérissent les syndicats d'étudiants. Sur la feuille de route de la nouvelle ministre figurent aussi le rapprochement entre les universités et les grandes écoles et la constitution de "campus de recherche de niveau mondial".Pour mener à bien ces réformes, Valérie Pecresse devrait bénéficier de moyens supplémentaires : Nicolas Sarkozy a promis, pendant la campagne électorale, "d'accroître, d'ici à 2012, de 50 % les dépenses publiques consacrées à l'enseignement supérieur" et "d'augmenter d'un quart le financement de la recherche publique", ce qui représente, selon lui, un effort additionnel de 4 milliards d'euros à l'horizon 2012.
